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04.12.2007

Mini Clubman Cooper D Pack Chili face à Volvo C30 1.6D Momentum

medium_116373i_1_.jpgPhénomènes de société

L'originale Mini Clubman et la distinguée Volvo C30 déambulent dans les quartiers d'affaires. Objectif : séduire les jeunes cadres dynamiques. Reste à savoir qui remportera le concours de la compacte la plus branchée de l'année...

Mini Clubman Cooper D Pack Chili
- Diesel
- 110 ch
- 5 CV
- Disponible
- 25.150€

Volvo C30 1.6D Momentummedium_116395i_1_.3.jpg
- Diesel
- 110 ch
- 6 CV
- Disponible
- 24.450€

Un homme ayant subi dix ans de sieste forcée, et lisant L'argus cette semaine à son réveil, nous prendrait sûrement pour des fous : « Opposer une Mini et une Volvo... quelle idée ! » Effectivement, il manque quelques éléments de compréhension à cet « Hibernatus » des temps modernes. Alors, reprenons : Volvo, spécialiste des grands breaks, s'est décidé à chasser sur les terres des compactes premium, avec son élégante C30. À l'inverse, Mini a prescrit à sa charmante Cooper une cure d'hormones de croissance pour améliorer son espace intérieur. À l'arrivée, nous voici en présence d'une Mini rallongée... parfaitement rivale d'une Volvo raccourcie !

Mais le plus étonnant réside peut-être sous le capot. Aussi décalées, différentes, ou éloignées soit elles, ces victimes de la mode partagent la même mécanique diesel : le 1.6 HDi de 110 ch, d'origine PSA-Ford. Une raison supplémentaire de les confronter.

À conduire
Nos deux concurrentes ont beau accueillir une mécanique identique, elles ne l'exploitent pas de la même manière. La Mini, soucieuse de son environnement, reçoit la technologie de ses grandes soeurs BMW : moteur qui se coupe au feu rouge, récupération de l'énergie au freinage et indicateur de changement de rapport.

Couplé au faible appétit du 1.6, les résultats en termes de pollution sont éloquents : 4,1 l aux 100 km et 109 g de CO2 par kilomètre en moyenne, personne ne fait mieux dans la catégorie, hormis la version « courte ». La boîte à six vitesses (cinq dans la Volvo) et le poids contenu de la Clubman se chargent, eux, de vivifier les reprises. Une synthèse qui aurait pu friser le sans-faute si l'insonorisation avait été plus soignée. Bruyante au ralenti et à l'accélération, la Mini diesel rend la conduite un peu fatigante.

Plus silencieuse et confortable, la Volvo reste un peu moins performante que la Mini, mais est au final plus reposante. Un trait de caractère que l'on retrouve dans leurs comportements respectifs. Vive, sautillante et directive, la Mini comblera les fans de routes sinueuses, où son comportement enjoué fera merveille.

Ceux qui aspirent à plus de confort préféreront sans doute la C30, certes un peu plus pataude dans les virages, mais surtout plus moelleuse sur les routes bosselées.
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À vivre
À bord, même constat : la Volvo sait recevoir, la Mini... peut recevoir. Nuance. L'allongement de la version Clubman ne lui permet pas vraiment d'accueillir confortablement cinq passagers.

D'ailleurs, il s'agit d'une 4 + 1 places (celle du milieu est à réserver à un enfant de 49 kg maximum), qui peut être dotée une banquette à deux places en option gratuite. Mais l'assise basse, ferme, et l'espace aux coudes réduit deviennent vite lassants sur les longs trajets. Seule la troisième porte à ouverture antagoniste (située du côté droit) facilite l'accès à bord et évite aux jeunes parents de se contorsionner pour installer un siège enfant à l'arrière.

La Volvo, elle, a pris le parti de n'accueillir que quatre passagers. Et elle le fait bien : les sièges arrière idéalement creusés, la longue surface vitrée et les grands rangements rendent les voyages agréables à bord. Si seulement les sièges avant ne perdaient pas la mémoire à chaque rabattement...

Toutefois, rares sont les clients qui achètent ce genre d'auto pour ses vertus familiales.
Alors, qu'en est-il à l'avant ? Fidèle à son look rétro, la Mini affiche un charme inimitable, grâce à ses boutons façon interrupteurs et son énorme compteur central. Charmantes au premier coup d'oeil, ces particularités deviennent moins convaincantes à l'usage. Le gros tachymètre est finalement peu lisible, les petits boutons obligent à quitter la route des yeux et le minuscule joystick, qui commande le GPS et la radio (en option) n'est pas très intuitif.

Pour sa part, la C30 joue la carte de la sobriété et de l'ergonomie soignée. Elle propose également une qualité de fabrication supérieure, davantage de rangements, des sièges mieux dessinés et des commandes plus douces.

L'originale Mini Clubman et la distinguée Volvo C30 déambulent dans les quartiers d'affaires. Objectif : séduire les jeunes cadres dynamiques. Reste à savoir qui remportera le concours de la compacte la plus branchée de l'année...

À acheter
La possibilité de personnaliser sa voiture à sa guise, voilà sans doute ce qui fait le succès de la Mini. Et Volvo l'a bien compris... Ainsi, la C30 peut recevoir une peinture bicolore, des jantes spécifiques ou des revêtements de console centrale décorés. Mais contrairement à sa rivale, il n'est pas possible de choisir la couleur du toit, d'ajouter des bandes medium_116397i_1_.jpgblanches sur le capot ou de parer les rétroviseurs de chrome !

Sur la Cooper, tout est possible ou presque, à condition de ne pas trop se soucier de l'addition finale. Avec le Pack Chili à 2 150 € (climatisation, phares et essuie-glaces automatiques, phares antibrouillard, etc.), elle s'affiche à 700 € de plus que la C30. Une différence que la Mini compense par sa consommation moindre et sa cote plus soutenue sur le marché de l'occasion.

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15.12.2006

Mazda MX-5 1.8 contre Mini Cooper Cabriolet : numéros de charme

Cet hiver, la mode se porte à découvert. Parée de sa nouvelle robe, la MX5 vient défier la Mini. C'est l'été avant l'heure !   

medium_100658i_1_.jpgLa météo incite à rester chez soi ou à se déplacer bien au chaud dans une berline. Mais, pour les fashion victims, il n'y a pas de saison. La Mini pullule dans les quartiers chics avec sa toile en guise de bonnet, et la MX-5, troisième du nom, débarque avec ses rondeurs réconfortantes.

Un roadster deux places à propulsion d'un côté et un cabriolet taille poussin presque pour quatre de l'autre, voilà de quoi chauffer les esprits. Car la cible est souvent la même, des automobilistes qui placent le plaisir de conduire de paraître au-dessus du confort, de l'habitabilité et du sens pratique. Avec des tarifs et des performances proches, le crêpage de chignons est inévitable. Alors, en route. Et couvrez-vous !

Système de toit
A propos de se couvrir, examinons d'emblée les systèmes de capotage. Ici, à chacune sa philosophie. Mécanisme manoeuvrable d'une seule main depuis l'habitacle pour la japonaise, système entièrement automatique commandé par une simple pression du doigt pour la Mini. Si la Mazda permet d'effectuer la manoeuvre rapidement pour plier la toile (moins de dix secondes contre dix-huit pour les moteurs électriques de la Cooper), c'est bien l'allemande qui se montre la plus pratique à l'usage. D'autant qu'elle propose une astuce bienvenue : la toile coulisse vers l'arrière sur une quarantaine de centimètres pour proposer l'agrément d'un toit ouvrant. 

Mécanique
Plus légère (presque 100 kg) et plus puissante (11 ch), la MX-5 devrait prendre l'ascendant sur la Mini. Pourtant, les performances sont comparables, suffisantes dans les deux cas pour prendre du plaisir, et les consommations ne diffèrent pas. Donc, le 1,6 l de la Mini respire mieux. Ce moteur présente plus de souplesse à bas régime, et de brio pour prendre des tours.

Châssis
Fidèle à la propulsion, dotée d'une direction vive et d'un levier au débattement ultracourt, la MX-5 propose un agrément de conduite qui a peu d'égaux pour ce prix. Le plaisir est sanctionné par un confort ferme, mais qui n'entamera pas l'enthousiasme de ceux qui aiment manier le cerceau, et sentir la voiture... avec les fesses.

Plus tolérante avec les vertèbres quand le revêtement est praticable, la Mini fait aussi valoir son architecture de bombinette : centre de gravité bas, roues jetées aux quatre coins et voies extra-larges. Lorsque la capote est rangée, l'impression de conduire un gros kart est amplifiée. Reste que les quelques tremblements du pare-brise et du vitrage au passage des saillies de la route trahissent une certaine rigidité. Du côté de la japonaise, rien à déplorer sur ce point.

Vie à bord
Assis bas, les jambes allongées et le coude posé sur le tunnel central, le conducteur de la Mazda jouit d'une position sportive... qu'il partage avec un unique passager. Plus habitable à l'avant et dotée de places arrière (à usage ponctuel), la Mini réjouit par sa présentation. En dépit de plastiques médiocres, le regard est flatté, et l'ergonomie bien pensée.

Question sens pratique et rangements, il faudra passer son chemin. Les bacs de portière sont peu accessibles dans la Mini. Quant aux coffres situés derrière les sièges de la Mazda, il est préférable d'y caser des objets qui ne servent jamais. Cela n'empêche pas la japonaise d'être généreuse. On n'y entre qu'à deux, mais elle offre quatre porte-boisson !

Budget
A 22 100 € en finition Elegance Pack, la MX-5 est à peine plus onéreuse que la Mini Cooper cabrio (21 800 €), tout en offrant en série les sièges en cuir. Mais la fille de BMW répond par une climatisation de série (1 150 € sur la Mazda) et surtout par une capote électrique. Elle propose aussi une liste d'options sans fin. Ses clients rajoutent, en moyenne, plus de 3 000 € d'équipement.
 
Bertrand BELLOIS photos de Denis MEUNIER

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14.12.2006

Peugeot 1007 1.6e 2-Tronic vs Mini Cooper : bêtes de courses

Lorsqu'il s'agit d'arpenter les beaux quartiers à la recherche de l'objet dernier cri, autant le faire au volant de la citadine en vogue. Pour contrer la Mini, la 1007 s'affiche en haut de gamme. 

medium_95310i_1_.jpgDepuis son lancement, la Mini du deuxième millénaire trône dans les quartiers branchés. Avec son allure inimitable, son fort capital de sympathie, elle a tout d'une fashion victim. La 1007 n'a pas pour ainsi dire une taille de guêpe. Elle a plutôt le « melon ». Une stature plus altière, un port de tête plus hautain, une allure plus « haute couture », mais, au final, la même volonté de se démarquer dans un univers plutôt branché, via cette définition Sporty Pack.

Première constatation, il sera plus aisé de se faufiler dans la Mini avec un pantalon taille basse qu'avec un tailleur. A l'inverse, la facilité avec laquelle on pénètre dans la Peugeot laisse place à de plus grandes fantaisies vestimentaires. La 1007 étale d'entrée de jeu ses principaux atouts : une position de conduite haute, une garde au toit généreuse et des portes coulissantes électriques, obéissant au doigt, et qui laissent place à une entrée béante. Pratique lorsque l'on est chargé de paquets. Car, à n'en pas douter, d'aucuns préféreront remplir cet habitacle facile d'accès plutôt que de s'échiner sur l'ouverture plus fastidieuse d'un coffre pas très accueillant.

Avec la Mini, le choix est moins cornélien. Quitte à poser les sacs pour ouvrir la voiture, autant les mettre à l'arrière. D'autant que le coffre, s'il n'est pas plus volumineux, est plus logeable et surtout plus accessible.

De toute beauté. Mais l'invitation à bord n'est pas tout. Il faut ensuite savoir retenir le client. Et, dans cet exercice, la Mini est sans conteste la plus performante. La qualité de fabrication, la précision des ajustements, viennent en renfort d'un dessin et d'un aménagement audacieux. De toute beauté. Rien ne dénote, pas même les commutateurs chromés en bas de planche de bord, pas très ergonomiques mais tellement chargés de nostalgie. On est loin de l'ambiance « tout plastique » concoctée par Peugeot.

Quand l'une laisse imaginer un atelier artisanal dans la pure tradition anglaise, l'autre renvoie à l'image du démoulage à la louche. La seule note de tissus, c'est deux bouts de moquette, façon échantillon à Saint-Maclou, jetés sur la planche de bord. A cela, il faut ajouter un dessin torturé, une constellation de promontoires, que dis-je, de péninsules, sur lesquelles viennent se greffer aérateurs ou levier de vitesse. Ambiance surchargée...

Non, décidément, l'environnement 1007 n'est pas très avenant. On lui préférera son niveau d'équipement qui, pour le coup, la place en tête. Face à la Mini, c'est la période des soldes. Régulateur de vitesse, radar de recul... la version 1.6i va même jusqu'à proposer en série la boîte de vitesses robotisée avec commandes au volant. Un système qui se révèle assez séduisant en ville, à condition de ne pas opter pour le mode « auto », un peu lent à réagir. C'est aussi que l'auto elle-même est un peu lymphatique. Certes, le moteur montre assez de souplesse à bas régime, mais face aux 1 200 kg de l'engin, les 110 chevaux paraissent moins nombreux.

Véritable kart. Avec cinq chevaux de plus dans l'attelage, la Mini est une véritable « bombinette ». Un peu creux à bas régime, le quatre-cylindres cache dans les tours une personnalité enjouée et une belle musicalité. Le niveau de performance est très correct, et permet d'exploiter un châssis assez ludique. La Mini est un véritable kart, à l'inconfort près. La direction est précise, directe surtout, et le train arrière est assez vif. Globalement, la Mini est efficace, même si elle se laisse chahuter par les irrégularités de la route. Tout comme la Peugeot, qui ajoute à cela une bonne prise au vent.

Ne cherchez pas dans la 1007 trop de 206. L'architecture de la haute petite Lionne est assurément un frein à sa vivacité, tout comme la direction, un peu trop légère et caoutchouteuse. On retrouve, en revanche, la qualité de filtration des irrégularités de la route des dernières productions sochaliennes. Le confort est meilleur que dans la Mini, bien que l'amortissement apparaisse encore un peu ferme.

Conclusion. Les portes coulissantes sont du plus bel effet dans la 1007. Mais, derrière cette forte image, la Peugeot s'essouffle. Le concept « rouler différent chic » est plus abouti sur la Mini. Et, si vous êtes adepte des courses - mais contre la montre -, la Mini vous comblera plus sûrement.

Fabrice DAL'SECCO. Photos de Denis MEUNIER

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