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08.11.2007

Citroën C4 Grand Picasso 2.0 HDi BMP6 Exclusive face à Ford S-Max 2.0 TDCi Durashift 6 Titanium

medium_115421i_1_.jpgComparatif : les monospaces faciles à vivre 
 
Motorisés par la même mécanique, le C4 Grand Picasso et le S-Max adoptent des transmissions différentes. Le Ford passe à l'automatique classique quand le Citroën choisit une boîte robotisée.

 
Citroën C4 Grand Picasso 2.0 HDi BMP6 Exclusive

- Diesel
- 138 ch 
- 8 CV
- disponible
- 30 800 euros
 
Ford S-Max 2.0 TDCi Durashift 6 Titanium

- Diesel
- 130 ch
- 8 CV
- disponible
- 32 050 euros

 
Les services marketing des constructeurs déploient une imagination sans limite pour doper leurs ventes. Dans la catégorie des monospaces qui oppose Ford à Citroën, la donne obéit tout à la fois à une collaboration sur le plan des motorisations et à des choix spécifiques en matière de transmission. Ainsi, profitant d'un même bloc diesel, laquelle de ces deux options technologiques procure-t-elle le meilleur agrément de conduite ?

Modèles récents dans leur segment, ces monospaces incarnent deux styles bien tranchés. Autant l'esthétique du Ford rompt avec les lignes traditionnelles en vigueur, autant les formes du Citroën les exaltent. Dans l'objectif avoué de donner au S-Max un aspect d'inspiration sportive, le coup de crayon est tendu avec des angles aigus bien marqués. Tout au contraire, les arrondis de la face avant du C4 Grand Picasso cultivent l'esprit cocon que son prédécesseur avait initié. Deux identités visuelles fortes donc, qui trouvent leurs pendants au volant. 

A conduire
En effet, il semble impossible de les confondre. Le Ford témoigne d'un comportement qui ne laisse présager aucun doute sur le cahier des charges auquel il répond : dynamisme avant tout ! La plate-forme qu'il partage avec la familiale Mondeo lui assure une rigueur que certaines berlines pourraient lui envier. Les appuis sont fermes, la stabilité irréprochable et la prise de roulis contenue. Sur le sec, il y a lieu de se faire plaisir et d'aborder une route de montagne sans complexe.

Changement de ton au volant du Picasso. Non pas que ses trains roulants manquent de rigueur, loin s'en faut, mais medium_115437i_1_.jpgcomme les suspensions absorbent les irrégularités de la chaussée avec une capacité de filtrage supérieure, on aurait tendance à la considérer comme moins réactive. Il n'en est rien, simple choix de « typage ».
 
Animées par un même 2 l diesel, les autos affichent des puissances différentes : 138 ch sous le capot de la Citroën contre 130 ch sous celui de la Ford, au même titre que le couple plus faible sur le C4 Grand Picasso : 270 Nm contre 320 Nm.

Au-delà de ces chiffres bruts, les écarts se font sur la qualité des transmissions. Celle du S-Max à convertisseur de couple hydraulique délivre une onctuosité de fonctionnement que l'on aimerait trouver sur le C4 Grand Picasso. Ce dernier adopte une boîte à six rapports, à l'instar de celle de la Ford, mais lui préfère un système manuel piloté. Moins énergivore sur le papier, il s'illustre par un fonctionnement moins fluide. Un paradoxe qui a de quoi étonner. La Ford, qui affiche des prétentions sportives, doit composer avec une boîte qui privilégie le confort, tandis que la Citroën, clairement orientée dans ce sens, fait l'impasse sur la douceur. À sa décharge, les bruits mécaniques sont sensiblement mieux isolés et créent une ambiance pour le coup en phase avec son positionnement.

À vivre
Au même titre que l'extérieur le laisser deviner, les habitacles présentent des partis pris tout aussi singuliers. Ainsi, le C4 Grand Picasso n'hésite pas à jouer sur le registre monospace en multipliant les références : tableau de bord central, commande de climatisation de part et d'autre de la planche de bord, rangements multiples...

Dans le même temps, le S-Max, fidèle à son image de berline, partage sa présentation intérieure avec celle de la Mondeo. Un mot pour signaler que la surabondance d'informations disponibles sur les afficheurs digitaux du Ford nuit à une bonne lisibilité des indicateurs de base. Le C4 souffre, pour sa part, de son pare-brise vitré. Au moindre rayon de soleil, il est nécessaire de déplier les pare-soleil, ce qui relativise d'autant le bénéfice du « toit bain de soleil ».

À charger
En ce qui concerne les capacités de charge, la longueur et l'empattement supérieurs du Ford lui procurent un avantage décisif de 149 l. Et quand il est équipé de l'option plancher roulant, les efforts de chargements sont réduits d'autant. Sur medium_115420i_1_.jpgle même exercice, le Grand Picasso possède malgré tout des arguments à la hauteur. Sa suspension arrière pneumatique permet de faire varier l'assiette de la voiture. En l'occurrence, d'une simple pression sur un bouton placé dans le coffre, le seuil peut descendre à 50 cm du sol, soit 6 cm de moins que celui du Ford. La longueur usuelle avec les sièges repliés assure au S-Max un avantage objectif : 201 cm contre 188 cm au Picasso.
 
À acheter
Départager ces deux prétendants sur les aspects budgétaires s'avère plus aisé. Selon les valeurs de consommation moyenne, le Citroën reste plus sobre que le Ford : 6,1 l aux 100 km contre 7,3 l. Ramené à la capacité du réservoir, on peut tabler sur une autonomie sensiblement équivalente : environ 980 km avec le C4 et 950 km avec le S-Max. Enfin, en termes de tarif, le C4 Grand Picasso, dans sa finition Exclusive, est facturé 1 250 € de moins que le S-Max Titanium, auquel il faut ajouter 890 € pour disposer des deux sièges en troisième rangée. Plus sobre et moins cher, le Citroën présente donc un bilan plus flatteur du point de vue comptable.

Bilan
Les prestations objectives ne permettent pas de distinguer ces deux modèles. Seul le style auquel on est attaché peut influencer la décision. Si choisir un monospace s'impose sans pour autant perdre les sensations propres à la berline, le S-Max l'emporte. Si au contraire, ce type de véhicule doit incarner un art de rouler en rupture avec une familiale, alors le C4 Picasso est parfaitement adapté.

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