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27.08.2007
Hyundaï i30 1.6 CRDi face à Toyota Auris 126 D-4D
Outsiders de choix
Avant l'arrivée imminente de la Peugeot 308, c'est la fête aux seconds couteaux. Et les nouveautés viennent de loin. Après l'Auris en début d'année, voici la i30 qui signe le retour de Hyundai chez les compactes.
L'époque où l'achat d'une automobile asiatique relevait d'une démarche exotique est bien révolue. Le géant Toyota s'est forgé une réputation mondiale de constructeur de voitures fiables et son usine en France rassure les plus chauvins.
Quant à sa dernière nouveauté, l'Auris, elle a été pensée pour le conducteur européen. La démarche est identique chez le coréen Hyundai. Sa nouvelle i30 (soeur jumelle de la Kia Cee'd) a été développée par le centre européen de la marque. Et Hyundai a gagné ses lettres de reconnaissance avec ses 4x4 de loisirs. Voici aujourd'hui les deux marques dos à dos avec des berlines compactes proches en prix, en taille et en performances.
Face au style assez tranché de l'i30, l'Auris oppose des formes plus arrondies. Le traitement intérieur confirme les tendances que l'on devine dès l'abord. La Toyota revendique une inspiration plus monospace tandis que la Hyundai garde les traits d'une berline. La qualité de finition est difficile à départager et, dans les deux cas, elle est globalement de belle facture avec des accostages qui ne présentent guère de défauts.
L'originalité de la cellule avant revient à l'Auris,qui renouvelle le genre et s'affranchit de l'austérité d'inspiration germanique de l'i30. Le levier de vitesse en position haute et le frein à main dans le prolongement de l'arche de console centrale distinguent ainsi la Toyota. La Hyundai se rattrape en proposant des places arrière plus spacieuses, un seuil de coffre plus bas et un niveau d'équipement un ton au-dessus.
Du bout des doigts
Moteur tournant, la palme de l'insonorisation va à la Toyota. Son diesel est moins bruyant au ralenti, mais à vitesse soutenue, la mécanique de la Hyundai fait jeu égal avec elle. En termes de performances, la cylindrée supérieure de la japonaise (1 998 cm3 contre 1 582), sa puissance et son couple plus élevés ne lui procurent pas un avantage décisif.
La commande de boîte de la Toyota, mieux guidée, s'avère plus plaisante que celle de la Hyundai. De plus son sixième rapport, lui autorise des régimes moteurs adaptés à un usage autoroutier. Ceci étant, la consommation de l'i30 reste en toutes circonstances plus faible que celle de l'Auris.
Au chapitre comportement, les deux modèles se laissent mener du bout des doigts avec facilité, mais la Toyota prend le dessus grâce à une direction plus précise, un meilleur confort de roulement et une monte pneumatique de qualité supérieure. Et elle peut s'équiper en option d'un antidérapage ESP, pour le moment indisposnibile sur la coréenne.
Bilan
Calculette en main, le budget de l'i30 est moins conséquent que celui de l'Auris. Mais la Toyota justifie son prix par des prestations globalement supérieures. L'écart entre les deux n'est jamais flagrant, ce qui tend à démontrer les progrès réalisés par Hyundai sur sa compacte.
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16:20 Publié dans Hyundai , Toyota | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hyundaï, Toyota, comparatif, essai, argus








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