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22.01.2007
Citroën C4 Picasso 1.6 HDi 100 vs Citroën C8 2.0 HDi 120 : querelle familiale
En devenant « C4 », le nouveau Picasso a pris de l'assurance. Au point d'inquiéter le C8, son grand frère, vendu... 8 000 € plus cher.
Si, il y a quelques années, la frontière entre les « grands » monospaces et les « compacts » était claire, elle semble aujourd'hui moins précise. Le nouveau Picasso en est le meilleur exemple : avec 4,59 m de long (soit seulement 7 cm de moins qu'un Renault Espace), sept places et des tarifs costauds, il se rapproche dangereusement du C8...
A bord pourtant, il ne peut tenir la comparaison avec ce dernier. Plus long et plus large, le C8 offre aux passagers une aisance supérieure. Dès le second rang, la meilleure largeur aux coudes permet de voyager confortablement, sans se gêner aux épaules. Même constat au fond du « wagon », où le C8 peut recevoir deux sièges individuels (option à 800 €), réglables et coulissants. La troisième rangée du C4 Picasso ne garantit pas le même confort : espace mesuré, sièges moins accueillants, les longs trajets promettent des douleurs aux fesses et aux jambes. Enfin, le volume de coffre est inférieur. Côté rangements, nos deux acolytes dissimulent plusieurs boîtes à gants fort pratiques, et des bacs de portes généreux.
Le design intérieur donne un coup de vieux au C8. Toutefois, nous ne sommes pas totalement conquis par la planche de bord « futuriste » du Picasso. Amusante de jour grâce à ses multiples écrans colorés, elle devient vite fatigante de nuit, les éclairages demeurant trop puissants et nombreux. Certes, il est possible de les éteindre, mais les commandes ne sont pas toujours accessibles, trahissant un manque général d'ergonomie. Le C4 se rattrape grâce à sa position de conduite moins typée « camionnette » et à son agréable pare-brise panoramique. Présent de série, cet équipement apporte une sensation d'espace bienvenue et beaucoup de luminosité dans l'habitacle.
Pourquoi faire simple... S'il enchante au premier abord, grâce à sa belle habitabilité, le C8 devient beaucoup moins charmant quand il s'agit d'en moduler l'espace intérieur. Pour enlever un siège, il faut basculer le dossier, tirer sur une petite sangle sous l'assise, avant de désolidariser le tout du plancher. Ensuite, compter sur vos biceps pour sortir le lourd fauteuil, avant de l'entreposer quelque part... Avec le Picasso, nul besoin de suer ou de laisser un siège à la maison. Une seule opération suffit à escamoter les sièges sous le plancher. On tire sur la languette et l'ensemble se rabat, offrant un espace de chargement parfaitement plat.
Cette simplicité d'utilisation ne se limite pas à la modularité. Très facile à conduire, grâce à une direction douce et précise, le C4 Picasso étonne par son comportement routier. Efficace et sûr, il n'oublie pas le confort : toutes les aspérités de la chaussée sont absorbées avec efficacité. Seul détail, la suspension se montre parfois un peu trop souple, engendrant des mouvements de caisse peu agréables pour les passagers. Le C8 ne peut rivaliser avec ce moelleux : les amortisseurs trépident davantage et les sièges se montrent plus fermes.
Un bien cher frère. Côté moteur, les performances des deux véhicules sont très proches, malgré un écart de poids de 200 kg. Le C8 comble ce handicap grâce à une évolution de son 2.0 HDi : 10 ch de plus, un couple supérieur et une boîte à six rapports l'ont remis à niveau. Mais il se passe toujours d'un filtre à particules, contrairement au 1.6 HDi du C4 Picasso, et se montre plus gourmand.
Du coup, le C8 a du mal à justifier son tarif élevé. A équipement égal, la différence à l'achat atteint 8 320 €, soit le coût... d'une C1 neuve ! Il reste alors plusieurs solutions pour les inconditionnels du grand monospace : opter pour un C8 moins équipé (la finition « Leader » est facturée 29 400 €), négocier le prix, ce qui ne devrait pas être compliqué sur un modèle plus difficile à écouler, ou dénicher une occasion récente. Pour 25 000 €, on peut trouver des C8 HDi 110 ch en boîte cinq (l'évolution 120 ch à boîte six est apparue en mars 2006) âgés d'un an, avec 20 000 km en moyenne. Une option à considérer.
Mathieu SENTIS Photos de Denis MEUNIER
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15:36 Publié dans Citroën | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Citroën, C4, C8, Picasso, comparatif, argus, automobile
Commentaires
Billet bien intéressantc :) ! (au fait, je trouve le desig de ton blog particulièrement réusso et joli ! :))
Ecrit par : Musee | 30.12.2007








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